« Premier jour de Tropisme : L’art d’augmenter » by MakeSense

Tropisme festival 2016 - Photo MKS

Au fond, Tropisme, c’est quoi ? La question a animé les débats de Paris à Montpellier sans qu’une réponse concrète puisse nous satisfaire. 24h plus tard, un début de réponse se dessine et se trouve, à l’instar du festival, « augmenté » par les histoires des personnages que nous rencontrons.

Tropisme (du grec τρόπος) signifie la tendance d’un organisme à croître (surtout d’une plante) dans une direction donnée, par exemple vers le bas ou vers la lumière.

À peine arrivés, on sent très rapidement qu’il se passe des choses à Montpellier. Vraisemblablement, il s’agit un événement d’envergure vu le nombre d’affiches qui ornent les grandes avenues de la ville. Et visiblement, ce mercredi 30 mars, c’est à la Panacée que ça se passe.

Tropisme festival 2016 - Photo MKS
Il se passe quelque chose à Montpellier, mais quoi ?

La Panacée ? « C’est une ancienne école de Pharmacie réputée, transformée en lieu d’exposition, située dans le centre ville » nous explique un local. Un lieu qui a effectivement quelque chose qui relève du tropisme, dans son enchevêtrement de tubes métalliques et de bois.

La Panacée
Le bar de la Panacée

Parvenus dans la cours du bâtiment, très vite se présentent à nous des barbus, des « geeks », des « illuminés » de la technologie et de l’art visuel autour desquels s’affairent des dizaines de petits et grands curieux. Ils sont là pour parler logiciel open-source, pour parler des dessous de l’ordinateur, pour jouer à réparer, imprimer, décorer et créer des outils technologiques, en collaboration avec les intéressés.

Les sons en provenance des salles aux alentours nous intriguent également. Il s’agit d’une exposition, ou plutôt, d’un parcours interactif où l’on s’amuse à faire du son (et de la musique) un art visuel. On se dit que c’est peut-être ça finalement Tropisme, marier art et technologies comme un enfant jouerait sur une batterie via un tapis digital, colorerait une pièce en effleurant les touches d’un piano ou vivrait un film comme une chanson…

Voilà qu’à peine arrivés, la journée se termine sur la projection de « Chasing Bonnie & Clyde« , un documentaire qui raconte comment le Texas s’en sort avec ses jeunes incarcérés. Malgré la sombre thématique, on repart avec le sourire de ceux qui pensent que le monde évolue (lentement mais sûrement) dans la bonne direction.

Le temps d’un inspirant débat avec le réalisateur et le public, et hop, on se tourne vers le bar pour faire le bilan de cette (trop) courte journée de découvertes. On prend le temps de discuter avec les personnes encore présentes sur place, toutes ont visiblement des étoiles plein les yeux et des projets plein la tête. On se dit qu’à « augmenter » l’art par la technologie, on fini par s’augmenter soit même en tant qu’artiste. Et lorsque la mélodie arrive à portée de clic, on se dit que « changer le monde » n’est en réalité plus très loin…


Art et Sim

Simon et Arthur, les deux reporters travaillant chez MakeSense STORiES en reportage sur le Festival Tropisme 2016.

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