Rémy Kolpa Kopoul : l’enfant du Brésil

MARS - AVRIL ◊ Tropisme festival ! - Photo © Margot Valeur

Pour le premier Club dimanche de Tropisme, en mode thé dansant électro, c’est l’illustre DJ RKK qui est venu faire chauffer les platines. Bretelles oranges fluo, main gauche en l’air qui marque le tempo. C’est bien lui, il est en place derrière ses disques, égal à lui-même.

Les années passent et le personnage inimitable de RKK demeure. Rémy Kolpa Kopoul, est avant-tout journaliste. Il fait d’ailleurs partie des fondateurs du journal Libération en 1973, et devient le chroniqueur musical jusqu’en 1986. Dès les années 70, il se passionne pour le Brésil et en fait sa spécialité. C’est d’abord un sujet politique et social qui l’emmène sur ces terres outre-atlantiques. Pour Libé, il couvre en 1979 l’apparition d’un leader ouvrier à São Paulo, Lula.

Rémy Kolpa Kopoul a également été l’un des premiers DJ à lancer la vague de ce qui allait être la « World Music ». Grâce à lui, de nombreux artistes étrangers ont percé en France, à l’instar de Mayra Andrade et Yuri Buenaventura.

Depuis 1992, il habite les ondes de Radio Nova, où il est devenu RKK à travers différentes chroniques comme le “Contrôle Discal” où il se met dans la peau de l’inspecteur galette. Aujourd’hui, il est sans conteste l’un des plus grands spécialistes de la musique brésilienne en France. Mais du haut de ses 66 ans et de son érudition musicale, RKK reste bon enfant. Un épicurien de la cadence, pas avare de transmission. Il aime toujours autant faire tourner les platines dans les festivals méditerranéens pour faire découvrir ses nouvelles pépites. RKK ne donnera pas moins de six concerts d’ici à cet été ! Parce que le plus important après tout c’est de faire transpirer les foules et d’imposer son style « tudo bem ».

Un petit souvenir de son passage à Tropisme :

Photo : Rémy Kolpa Kopoul, aka DJ RKK, après son set du Club dimanche #1 © Margot Valeur

A propos

Margot VALEUR
Margot VALEUR

Margot Valeur est chargée de communication pour le festival Tropisme. Ses études littéraires l’ont conduite à l’École Supérieure de Journalisme de Montpellier, où elle obtient un certificat de compétence à la presse écrite. Pendant ses études, elle sent que la photographie est un complément sensible à l’écriture. Depuis elle pratique photo et journalisme de manière complémentaire et indépendante. En parallèle, Margot Valeur travaille en tant que chargée de projets et de communication dans des structures culturelles. Pendant quatre ans, elle a été chargée de projets au sein du festival de photographie documentaire, ImageSingulières, et a participé à la mise en place de la Maison de l'Image Documentaire à Sète. Pour Mu, Margot Valeur écrit des articles d'actualité, des portraits et des interviews.